13 novembre 2009
[34] Asturias, Narciso Yepes.
Cet article, je l'ai écrit hier soir depuis mon lit. Le titre n'a aucun rapport avec la suite, c'est seulement un sublime morceau de guitare que je me passe en boucle.
Il est tard, je n'arrive pas à dormir. J'ai la tête trop pleine de ces trucs que vous vous acharnez à lire.
Il va y avoir du changement dans ma vie. En général, j'aime le changement, mais celui ci est loin de m'enchanter, c'est lui qui m'empêche de trouver le sommeil. Pas plus de détails pour l'instant. Puis après tout, cela ne vous regarde pas, et j'aime trop vous raconter ma vie sans rien vraiment vous dire.
J'ai envie d'autre chose, envie d'ailleurs.
La routine, je la maudit. Elle est surement la racine de cette lassitude qui ne me lâche plus.
La routine n'est pas désagréable, mais le terme même de "routine" m'effraie. Il est encore plus effrayant quand on sait que c'est un mot destiné à vous coller au train si vous ne faites rien pour l'en empêcher.
Il semblerait que l'on passe la plupart de notre présent à préparer notre futur. Je m'applique donc à dessiner cet avenir, comme on me le recommande sagement depuis toujours.
Je rêve d'une belle carrière, d'un appart' coquet dans une grande ville italienne, d'un chien... Et je met la barre très haute, sinon rêver n'a aucun intérêt.
Et je m'imagine déjà, marchant dans les rues de Rome, je promène mon gros chien avant d'aller au boulot. Et je savoure pleinement ma nouvelle routine, je croque dedans comme on croque dans une madeleine.
Puis les jours passent, cette madeleine n'a pas changé de goût, pourtant je l'apprécie moins.
Et plus les jours défilent, moins elle m'attire. Elle me donne juste de plus en plus soif.
Et je me vois déjà saturer, cette madeleine me dégoute. J'ai envie d'autre chose. Florence peut-être?
Moralité, une madeleine, c'est chiant. Une madeleine, c'est la routine. Je n'aime pas les madeleines.
Alors bon, je reprends mon carnet de croquis, j'arrache la page "madeleine", et je décide de dessiner mon avenir différemment. C'est une esquisse, un croquis, un putain de dessin que je n'arrive pas à achever même si j'ai tous les outils en main.
J'ai envie de voyager, comme toujours. Le voyage permet de fuir avec le sourire. Ce qui est génial avec le voyage, c'est que vous partez loin de vos problèmes pour aller vous en créer ailleurs.
Le voyage est bouleversant, corsé, il ravit vos sens, comme un morceau de chocolat noir. Il fond en bouche, et lorsque son goût s'estompe, on en manque. On aimerait qu'il se corse un peu plus chaque fois... c'est l'addiction. Mais voilà, un bon chocolat, ça coûte très cher.
Je change de page sur mon carnet de croquis. Et je reste face à une page blanche sur laquelle on voit les marques de mes croquis précédents.
Je veux partir loin, je veux partir seule.
Je veux croquer dans du chocolat noir jusqu'à ne plus pouvoir me déplacer, et toi qui me proposeras une madeleine, tu pourras te la foutre où je pense.
Redescends sur terre. Il se fait tard.
art[34]. end.
20 septembre 2009
[33] Shakin' all over.
Encore un titre sorti de nulle part. Titre d'une chanson de The Guess Who que j'adore. Et probablement aucun rapport avec ce qui va suivre!
Il m'est arrivé beaucoup de chose depuis le dernier article. En particulier un piratage informatique plutôt dingue que je ne raconterais pas. Pas envie. Il a rendu mon retour en France plus pénible que d'ordinaire: j'aurais préféré pleurer de nostalgie que trembler de paranoïa.
La paranoïa. Je n'y avais jamais eu affaire avant. Du moins, jamais aussi fortement. Étrange découverte, d'ailleurs. Mes ongles rongés me maudissent, mes cheveux continuent à tomber mais mon appétit reviens doucement.
Un mal vous ronge et vous êtes impuissant. Vous savez que vous ne pouvez rien faire, sauf attendre. Il va falloir être patient. Ça passera, mais ce qui vous terrifie, c'est que ce mal se répand à une vitesse incroyable. C'est l'hémorragie.
Votre patience est inexistante. Étrange de ne plus avoir confiance en personne, d'avoir le sentiment que l'on observe vos moindres fais et gestes. Vos pieds creusent le sol car vous ne pouvez empêcher vos genoux de trembler. Vous faites la découverte de nerfs dont vous ignoriez complètement l'existence. Vos gestes sont brutaux, saccadés, maladroits. Vos mains sont crispées, mais elles soulagent ces démangeaisons qui en fait n'en sont pas vraiment. Vous regardez partout pour être certain qu'aucune information ne vous échappe, mais vous allez tellement vite que rien ne s'inscrit vraiment.
Je me souviens juste de ces gens à une terrasse dans Paris, à la table d'à côté, le visage baissé et le regard paumé, tournant longuement la cuillère dans la tasse à café, comme si le sucre n'avait pas assez souffert et que ce rituel devait se faire en groupe, dans le silence.
Mais tous écoutent attentivement le récit -Pourquoi suis-je devenue paranoïaque?-. Seulement, vous ne le réalisez que lorsque l'un d'entre eux tente de combler le silence, pensant que cela vous éviterais habillement de remarquer leurs oreilles tendues.
Vous faites mine de ne rien avoir vu, après tout vous êtes lancé dans votre histoire. Et ainsi recommence le rituel de tournage de petite-cuillère.
-Assez!-
Enfin, vinrent quelques retrouvailles. Cela fait toujours plaisir de se dire qu'on a des amis en quantité. Mais c'est encore mieux de sentir qu'ils sont de qualité.
Certains m'ont un peu perturbé, et ce n'est pas péjoratif. En les observant, les écoutant, j'ai comme déclenché de nouvelles interrogations. Vous savez, ces interrogations qui n'ont pas vraiment de forme, vous savez qu'une question vous démange et pourtant vous êtes impossible de la pondre. Mais vous n'essayez pas de la formuler au risque de passer pour un philosophe bègue qu'on aurait lobotomisé.
Bref, la question? C'est le couple. Le couple en le considérant dans sa globalité. Le bon comme le mauvais. Non, je rectifie, le bon ET le mauvais, car ils forment un tout.
Je me rappelle une phrase me qualifiant comme ayant une très haute idée de l'amour (ça doit probablement dater de ma -peu instructive- période astrologie). Et en y repensant, je pense que c'est vrai. Comment ne pas admirer cette chose qui semble à la portée de tout le monde excepté moi? Et comme j'ai un faible pour l'inaccessible, il semblerait que je sois amoureuse de l'Amour. Ce truc qui pousse tout le monde dans la déraison, moi ça me fascine. Mais ce que je ne comprend pas, c'est comment peut-on prétendre aimer si on refuse les conflits de couple? Comment peut-on apprécier les bonnes choses si on n'a pas vécu les mauvaises? Cela peu paraître pessimiste, mais l'Amour avec un grand 'A', comme ils en parlent dans les séries pour adolescentes perturbées en recherche d'identité, ça n'existe pas. Un amour si "parfait" ne peux et ne devrait pas exister. Pardon mais, bordel que ça doit-être chiant (et depuis quand je m'excuse lorsque je suis vulgaire?!)!
Il ne m'arrive jamais d'envier les couples. Mais ces derniers jours, j'ai comme eu envie d'engueulades. Ces engueulades sont loin de celles que je connais. Elles peuvent pousser ceux qui s'aiment à un point incroyable. Des hurlements, des gestes brusques, des crises de larmes, des portes qui claquent et des paroles non contrôlées... Et quelques instants plus tard, c'est le bouleversement, l'opposé total.
J'ai observé les couples, et j'ai définit je crois ce qui me plait le plus. Vous savez, lorsque l'intensité de l'amour est proportionnelle à celle de la crise! S'ils s'aiment passionnément, on se retrouve alors dans un vrai théâtre. Et on sait qu'à l'entracte, dans les coulisses, entre eux c'est spirituel.
Mais comme d'habitude, je préfère rêver en gardant les pieds sur terre. Attendre le Prince Charmant? Pourquoi pas, mais pas sans une bière...
.art[33]. end.
31 août 2009
[32] Veritas Odium Parit.
VERITAS ODIUM PARIT, OBSEQUIUM AMICOS
La franchise fait des ennemis, la flatterie des amis.
Voilà un récit bien différent de celui que j'écrivis il y a un an de cela à mon retour de Sicile. J'y suis encore pour une semaine, mais il y a quelques temps que j'emmagasine de quoi écrire ici, mon défouloir online.
quidam masculin
- (Histoire) S’employait dans les monitoires, procès-verbaux, informations, etc. , pour désigner les personnes dont on ignorait ou dont on n'exprimait pas le nom.
- (Par extension) Personne dont l'identité n’est pas précisée, dans une conversation, un écrit.
- (Péjoratif) Individu.
La franchise doit avoir des limites, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Cependant je préfère entendre plusieurs vérités lourdes qu'une seule petite flatterie. La flatterie sonne faux. La flatterie pue. La flatterie camoufle des vérités qu'on aimerait mieux connaître. Vérités que j'aurais aimé mieux connaître, je serais probablement tombée de moins haut.
Quidam s'est révélé bien différent de celui qu'il prétendait être. Lui qui prônait la franchise comme une de ses qualités premières l'a confondue avec de la méchanceté gratuite.
Et l'acharnement qu'il mit à répéter, remanier, accentuer cette méchanceté, a creusé en moi une fosse bien profonde.
Je suis cynique, sarcastique, mais je l’ai toujours été. Moi qui suis souvent sur la défensive, je le serais encore plus à l'avenir, par simple sécurité.
J’ai reconnu et lui ai avoué mes fautes, et lui n’a rien à se reprocher. Personne n’est parfait, sauf Quidam. J’en déduis que tout est ma faute, donc.
Je n’ai même pas pu être franche, même pas pu sortir ces vérités qui me démangent, car sa méchanceté me coupait le souffle. J’ai tenté d’arranger les choses, mais il refusait d’entendre la moindre parole, refusait même de saluer. Même pas un "bonjour", par politesse.
Celui qui prône la franchise ne devrait-il pas écouter celui qui a des reproches à lui faire ?
Puis l’humiliation. La goutte d’eau fit déborder le vase. Je craque. Cette gifle n’était rien en proportion de ces jours complets de paroles odieuses. Et malgré ça, il n’a pas compris, même pas essayé de comprendre. Il n’a rien à se reprocher, j’ai donc fais cela sans raison. La folie, probablement.
« Notre amitié est terminée », me dit-il.
Drôle d’idée de l’amitié. Je pense que j’étais la seule des deux à me prendre la tête, à me torturer l’esprit, à chercher des solutions, à faire des efforts, à prendre sur moi. J’ai pleuré presque tous les soirs, si ça n’était pas dans la journée.
Pourquoi ? Je pensais qu’il en valait la peine…
Il m’a fallu du temps pour accepter que cette amitié avait pris fin. Idée qui s’oppose complètement à la définition que je me fais de l’amitié. Il n’y a jamais eu d’amitié si elle doit finir un jour.
Il ne m’a pas parlé comme on parle à un ami, ne s’est pas comporté comme un ami, et n’a pas une seconde tenté d’arranger les choses.
Pour résumer: Toute amitié mérite qu’on se batte pour elle. J’ai gâché mes vacances pour quelqu’un qui n’en valait pas la peine ?
Je me suis rappelée la première impression que j’en ai eu. « La première impression est toujours la meilleure ». J’aurais donc dû m’y fier.
Amusant. Ironie peut-être. La citation en latin du début, c’est grâce à lui qui je la connais, et je l’aime bien.
Je ne me fais pas d’amis grâce à la flatterie, je la hais. Ne vas pas croire que c’est de la franchise qui a fait de nous des « ennemis ».
J’écris, puisque je n’ai pas pu parler. J’ai rencontré beaucoup de gens formidables grâce à toi, et pour ça, je te remercie sincèrement.
Une chose est certaine, je suis heureuse d’avoir passé cette dure période dans mon pays d’adoption. J’ai pleuré au paradis, ça aurait pu être bien pire. Dans une semaine je quitte le paradis, et je pleurerai. Triste et heureuse à la fois.
J’ignore s’il lira ça un jour. Après tout, je m’en fou.
À très bientôt.
art[32]. end.
03 juillet 2009
[31] All the young dudes.
Ce titre, c'est celui d'une musique que j'écoute tout le temps en ce moment, de Mott the Hoople. Elle me fait me sentir vraiment bien!
Ce soir, je viens de regarder Transamerica, un film génial que je me suis fait un plaisir de revoir. Mum' est montée se coucher. Je suis allée dans la salle de bain en constatant avec horreur l'apparition sur mon visage d'un tout petit bouton, et je retiens mes pulsions dévastatrices en retournant dans le salon...
Je m'assieds devant mon ordinateur, j'allume I-Tunes et démarre "All The Young Dudes" avant de me réécouter la 5e symphonie de Beethoven que je connais par coeur.
Je verse ce qu'il reste de la bouteille de bière dans mon verre. Tiens, j'ai bu 66cl ce soir. Je baisse alors la tête et jette un regard agressif vers le petit ventre disgracieux que je porte là, tout en espérant que le fait même de froncer les sourcils suffirait à faire le disparaître. Sans résultat. Après un haussement d'épaules, j'admets ma défaite (tout en conservant mon air blasé) et j'avale la moitié du verre.
Demain, je ferais des abdos.
NB: Penser à trouver la motivation.
I-tunes me fait maintenant écouter la musique de John Williams, du film "Memoirs of a Geisha". Hier, j'ai d'ailleurs trouvé chez un brocanteur sicilien le roman en anglais. Je l'ai lu en français l'été dernier après avoir vu le film.
Je lis très peu en temps normal, nombreux sont les livres que j'ai juste commencés.
Celui-ci en revanche, je l'ai savouré, lentement et refusant d'admettre que cette histoire devrait se finir.
Arrivée à la dernière page, au tout dernier mot, j'ai constaté qu’il est terrible de finir un bon livre. Et dans un débordement de modestie, j'en ai déduit que j'étais géniale: Pas de fin de livre, pas de ce terrible sentiment! Ce n’étais donc pas la fainéantise de lire, mais du bon sens !
Puis j'ai lu d'autres livres, et je les ai terminés. Mon génie était donc particulièrement limité.
Aujourd’hui, j’ai de quoi lire ce roman en anglais, ça ne me fera pas de mal…
NB : Penser à trouver la motivation.
Je me sens mieux, plus sereine. J’ai pris le temps de retrouver ma solitude. Par contre, je n’ai pas encore retrouvé ma Sicile. Nous n’avons pas quitté la maison.
Et ma Sicile ne l’est pas sans : les Piaggio à 3 roues ; sans les rues pavées de pierres de lave de Piedimonte Etneo ; sans la plage bondée le jour et le bord de mer la nuit ; sans les traiteurs et leurs arancini ; sans le dialecte ; sans une glace (chocolat et pistache) de chez al Pescatore ; sans le marché suffoquant de Catania ; sans les cailloux et l’eau glacée de la plage de Marina di Cottone ; sans les feux d’artifices à répétition, le jour comme la nuit ; sans le carillon de l’église de San Gerardo ; sans une balade sur le corso de Taormina, avant une assiette de pâte à l’encre de sèche à la Grotta Azzura ; sans les vieux siciliens assis sur les trottoirs à regarder passer les voitures ; et sans tous pleins d’autres détails qui font que je l’aime.
Dès demain, je la retrouverais…
Ce soir, vendredi 3, ma cousine et ses deux filles arrivent. Demain, j’irais pour la première fois cette année à mon QG qu’est le Lido Pennino, ou mes siciliens m’y attendront.
J’ai hâte de me faire mal aux pieds sur les cailloux en allant dans l’eau.
Il faudrait que je révise.
NB : Penser à trouver la motivation.
art[31]. end.
28 juin 2009
[30] Le calme avant la tempête?
Aujourd'hui, dimanche 28 juin, j'ai fais mon premier bain de piscine alors que je suis arrivée lundi. Étonnant? Non, la météo n'a pas été en ma faveur, et mon moral lui, était particulièrement étrange.
Pour la première fois, quitter la France pour rejoindre ma Sicile m'a fait un peu mal au cœur. Plus je passe du temps dans ce paradis, plus j'en parle, plus j'aimerais partager mes petits plaisirs siciliens avec ceux que j'ai laissés en région parisienne.
Moi qui suis de nature plutôt solitaire, je n'ai retrouvée m'a bien aimée solitude que tout à l'heure, dans l'eau. Jusque là je me sentais seule, terriblement seule, et pas comme il me plait de l'être. Je dois préférer être n'importe ou bien entourée, que seule au paradis?
J'ai enfin savouré ma solitude donc, à écouter le silence, à sauver les insectes de la noyade puis à me laisser flotter à la surface de l'eau. Puis "rechute", j'ai imaginé cette eau plus agitée, et les réflexions que certains m'auraient lancées s'ils avaient pu être là.
"Quelle vie ma Chatte... c'est bon ça!"
"Fouriane! J'ai bu la tasse!"
"Tu vois meuf, mon kiff là, ça serait que l'eau se transforme en champagne!"
"Ouh pinaise, il manque plus qu'une bière... j'arrive!"
"Je comprends pourquoi tu nous snobes chaque été, saaaalope..."
"Moooouuuaaiiiii! AH, AH!"
"Toute cette flotte... ça me rappelle une blague de merde! Comment ça 'non..'?"
Et j'en passe!
Comme diraient les ménagères qui se sont empréssées de déposer leurs enfants à l'école pour aller dévaliser les boutiques de leurs vêtements soldés tout en préparant interieurement le discours peu crédible qu'elles pondraient le soir à leurs maris érintés au retour du travail afin de justifier leurs dépenses inconsidérées et pourtant tellement "utiles"... (on inspire profondément et on se prépare à gindre avec une voix stridente à une autre ménagère faisant la queue à la caisse les bras pleins de sacs):
"Bah qu'est-ce-que vous voulez ma bonne dame: C'EST LA CRISE!".
Bref, il ne me reste plus qu'à gagner l'euromillion, et à inviter tous ceux que j'aimerais voir ici.
En espérant que ce stade d'ennuis de tout, précède le stade d'euphorie permanente que m'inspire mon pays généralement. Ce manque de Vous en revanche, je comptes bien le garder.
Mickael Jackson est mort. Je rêve d'un reflex numérique. Je n'ai pas bronzé, je n'ai pas maigri. Je porte un tee-shirt Absolut Vodka. J'ai 20 ans dans un mois et ça ne me fait strictement rien. J'ai envie de manger indien. Il y a de l'orage. J'ai un peu de sel sur la peau.
Ma muse m'a quitté brutalement.
Ciao tutti!
art[30]. end.
23 juin 2009
[29] Ave Verum Corpus.
"En voilà un titre étrange" me direz-vous! C'est celui du requiem de Mozart que j'écoute en boucle en ce moment. Il m'évoque la mort, puisqu'un des morceaux avait été passé à l'enterrement de mon oncle, mais pas de quoi s'affoler. Je le trouve juste magnifique, d'ailleurs en l'écoutant il y a peu de temps, il a réussi à me tirer les larmes des yeux et m'a mis dans un état minable. Raaah la musique.
C'est étrange, mais je pense souvent à la mort en ce moment. Je repense d'abord aux conversations que j'ai eu avec des croyants. Eux étaient rassurés d'imaginer quelque chose après la mort, et ne comprenaient pas pourquoi je n'avais pas peur du néant que moi j'imagine! Ce n'est pas ce qu'il y a après qui m'effraie, mais plutôt de mourir trop tôt. Puis de fil en aiguille, j'en viens à penser que je ne veux pas mourir trop tard.
Vieillir, ce doit-être beau: voir les rides d'expression se marquer, celles qui rappellent le caractère. Puis sentir son corps autrement, les douleurs qui s'accentuent et les souvenirs toujours plus nombreux qui sont de plus en plus lourds à porter. Puis on doit être plus sage... ou plutôt plus serein, goûter la vie différemment. Mais ce qu'il doit y avoir de cruel dans la vieillesse, c'est de voir ses amis s'éteindre les uns après les autres. Et ça, je m'y refuse.
"j'veux mourir malheureux
pour ne rien regretter."
Je ne la trouve pas con cette phrase, c'est peut-être même ce que je me souhaite, quand je serais vieille et seule avec mes chats et mes chiens dans un appartement italien bien glauque.
Bref, voilà le sujet qui me revient souvent en tête quand je me lance dans mes réflexions solitaires. J'ajouterais même que je suis pour le don de mes organes, et que je veux qu'on disperse mes cendres sur l'Etna... Pourquoi l'Etna? La Sicile, mais ça vous vous en doutez, et puis parce que ce géant me fascine, et je suis sure qu'on ne se vante pas tous les jours d'avoir participé à une éruption volcanique!
Je suis en Sicile aujourd'hui! et ça depuis le Lundi 22 juin. J'ai eu peur en avion, pourtant j'ai l'habitude. Mais le plus bizarre, c'est que je me la suis provoquée! Je pensé à la catastrophe aérienne qui est arrivée il y a peu de temps. Que ressent-on lorsqu'on sait qu'on va mourir? Vous avez entendu parlé de ce couple qui avait raté ce vol, et qui urent un grâve accident de voiture peu de temps après? Comment réagit-on quand on y est pas préparé, et qu'on doit subir des dernières minutes qui paraissent une éternité?
Et quelle a été ma réaction pendant la zone de turbulences?! J'ai eu le bon goût de mettre mon ipod sur "l'oiseau de feu" d'Igor Stravinski. Puis, j'ai souri.
J'irais demain me receuillir au pied du pistachier, le tombeau de mon chien.
Les anegdotes sur les vacances viendront pour le prochain article, je ne pensent pas qu'elles aient leur place dans celui-ci.
Vous voulez me faire un cadeau? Offrez moi une place pour ce Requiem et une bouteille d'eau, que je m'hydrate avant quand toute l'eau me sorte par le yeux.
La vie est belle.
art[29]. end.
06 juin 2009
[28] Débarquement.
Nous sommes le 6 Juin 2009, Obama, Sarko et le Prince Charles se font une petit sauterie à Caen pour le 65e anniversaire du D-Day.
Argenteuil: les routes barrées, les klaxons, l'installation de baraques à frittes, la musique des hauts parleurs de la rue se mélangent aux essais de la sono de la scène installée à l'ancien emplacement du cirque Zavatta. C'est un sacré bordel.
Voilà un peu plus de cinq mois que j'ai laissé ce blog entre parenthèses. J'ai failli écrire. je dis bien "failli", à mon retour de Sicile en février: j'avais été inspirée par les passagers du camion de la police pénitentiaire qui faisait le voyage avec moi. J'entre alors dans l'avion en espérant être tranquille. 4 rangées de gros-bas à têtes de psychopathes occupent le fond de l'avion... J'avance dans le couloir en cherchant ma place contre le hublot, plus je m'approche, plus ils se mettent à sourire. Enfin je réalise que je suis placée juste devant eux, et je m'assoie, accompagnée par les rires gras de ce qui avait l'air d'un groupe de futurs-ex taulards. Bref, pas de quoi faire tout un article.
Alors pourquoi revenir maintenant? Je n'ai pourtant rien de particulier à raconter (pour changer). Je suis en vacances d'ailleurs, et ça jusqu'en octobre. Mon chien est mort le 10 mai dernier, la belle Iris est enterrée sous le pistachier, en Sicile: c'est qu'elle a eu une belle retraite. Je bois mon expresso dans un verre, toutes les tasses sont dans le lave-vaisselle. Je vais bientôt partir pour une petite visite au musée d'Orsay, qui sera suivie d'une soirée à Saint Michel. Je pars retrouver Mum' le 22, j'ai encore pris un aller simple. La météo est déprimante, il fait sombre dans l'appartement. J'ai comme une envie de dormir. Ou peut-être une envie de bière? J'ai grossi.
Pas de doute, on s'en fou.
Alors, aidez moi à retrouver l'inspiration, envoyez vos dons! J'aime les grosses sommes d'argent.
Sinon? Considerez ce nouveau message comme une introduction naze, fidèle à ce blog, qui précède mon come back sicilien. Je comptes aussi poster à l'avenir les photos de mes copies de tableaux, de mes "créations", et peut-être de les mettre en vente. On verra!
Ciao tutti!
art[28]. end.
30 décembre 2008
[27] 32 Décembre.
Ces derniers temps, je me pose beaucoup de questions. J'ai beaucoup de mal à écrire d'ailleurs. Je reformule plusieurs fois une phrase avant de passer à la suivante.
Étrangement, toutes les questions arrivent en même temps, si bien qu'au final, je ne les comprends plus. Et dès que j'arrive à en déchiffrer une, je bégaie dans mes pensées, et la réponse elle, est improbable, impossible, incompréhensible.
C'est fatiguant.

Fin de l'année. J'ai comme un besoin de faire la rétrospective de mon année 2008. On m'a dit que j'avais beaucoup changé. Oui, mais pour devenir quoi?
cours; travaux; déménagement; aménagement; orchidées; Sidaction; dictionnaire d'italien; concerts; romans; chats; tatouage; anémie; déprime à répétition;... mais je ne pense pas que ces points m'aient le plus influencés.
Deux mots suffiront à récapituler mon année 2008... étonnant venant de moi, n'ayant pas l'habitude du résumé synthétique... C'est bête, c'est évident. C'est : Sicilia & Amicizia.
Ces deux mots ont ramolli l'autiste émotionnelle que j'étais. Et sincèrement, ça me dérange.
Je ne me prenais pas la tête à ce point lorsque je ne ressentais aucun sentiment particulier.
Je suis folle de mes amis, je suis amoureuse d'un pays... Mes yeux me piquent quand je regarde un film triste. Je souris bêtement lorsque je suis en bonne compagnie. J'ai des relents de niaiserie. Quand une chose m'agace, je râle. J'ai un besoin inconditionnel de me plaindre, même si ma vie est plus que satisfaisante.
Je ne veux pas rentrer en France. Je renie mes sentiments, aussi simples soient-ils. Ressentir m'épuise, j'aimerais que ça s'arrête et redevenir une autiste émotionnelle. I am a Rock, I am an Island. Ou plutôt, j'essaye de m'en convaincre en écoutant en boucle Simon & Garfunkel.
Mon problème, c'est que j'aurais aimé finir l'année avec la tête vide, pour bien commencer la suivante.
Je passerais le nouvel an avec les plus belles rencontres de cette année, pour retourner en France dès le lendemain. En larmes?
Si j'aborde 2009 dans la déprime, comment s'annoncera la suite?
Toutes les belles choses ont une fin. Je crois que dans mon cas, le mal ressentit par la fin est proportionnel à la beauté de la chose.
Alors oui, j'aime les rencontres, les expériences nouvelles, tout en ayant peur. Car les sentiments qui les accompagnent eux, me terrifient.
Mettre une telle introspection en ligne ne me ressemble pas non plus. Je ne dépasse jamais le stade des news qui vous font seulement croire que vous savez tout de moi. Vous l'aurez compris, j'ai besoin de vider mon sac. Sauf que ce sac n'a pas de fond, et que j'ignore ce qu'il y a dedans.
"Che andiamo cercando?"
art[27]. end.
13 décembre 2008
[26] De la Malchance ?
J'ai décidé de ne pas sortir ce samedi soir. Pour me reposer, oui. Pour éviter des catastrophes, surtout.
Les petits tracas.
Ces derniers jours, les tracas m'ont beaucoup fait repenser à un livre délirant qu'on nous avait montré au lycée...
Le Baleinié, dictionnaire des tracas. Ou comment donner des noms à nos prises de têtes quotidiennes...
Les tracas sont là, tous les jours, tout le temps. On y fait plus ou moins attention. Allez savoir pourquoi, il y a des périodes dans la vie ou ils décident de se retrouver.
Ils rassemblent une assemblée, choisissent une victime, un laps de temps. Et un jour, alors qu'on s'y attend le moins, on se retrouve accablé d'une armada de tracas. Ces derniers ont tout prévu: ils manipulent les éléments et perturbent vos sens de façon à ce que votre environnement tout entier se retourne contre vous.
Ca commence par un réveil difficile, après une nuit à regarder l'heure. Vous faites une série de mauvaises manipulations. Vous êtes bruyant, vous nettoyez vos maladresses. Vous êtes en retard! Même si cette table basse a toujours été là, votre orteil a décidé d'aller brutalement l'embrasser. Vous vous sentez con à vous tortiller de douleur. Du retard dans les transports. Quel temps pourri. Ils m'énervent les gens. Pour vous détendre, vous faites la liste de ce que vous avez a faire. Mauvaise idée, maintenant vous êtes tendu comme un string.
Vous avez rendez-vous au labo pour vous faire pomper le sang. Vous êtes a jeun, vous creuvez de faim. Toute la ville à eu la même idée que moi, ce matin?... Le temps passe. Vous fantasmez rien qu'à l'idée de croquer dans un bon pain au chocolat. Vous faites des sourires forcés à tous les gens de la salle d'attente qui, pour passer le temps, vous rappellent à quel point la météo est désastreuse.
Après avoir analysé méticuleusement leurs chaussures (et ce afin d'imaginer certains traits de leur personnalité), voilà enfin votre tour.
Vous imaginez le nombre de dvds que vous auriez pu acheter grâce au prix de cette prise de sang. Est-ce-que je survivrais après qu'elle ait rempli ces 5 flacons?
Vous reprenez directement les transports pour Paris, en grignotant le pain au chocolat trop sec que vous aviez laissé dans votre sac à main. Je tuerai pour un café.
C'est déjà l'heure de déjeuner. Vous acheter des pâtes. Habituellement, elles sont bonnes. Dommage, pas aujourd'hui!
Arrivé en atelier, vos mains ne répondent plus à votre cerveau. Chacun de vos mouvements est une catastrophe, puis réaction en chaîne. Vous êtes maudis, et vos camarades le constastent. Ils vous conseillent une pause pour vous détendre un peu. Après avoir entrée la monnaie dans la machine, votre acharnement sur le bouton "cappucino" n'avancent a rien. Quelqu'un ajoute "effectivement, tu es maudite!". Enfin, la machine démarre. Puis le bâtonnet pour touiller tombe à côté du gobelet.
S'en est trop! je craque! Le cours suivant, la classe doit bouger dans une autre salle, trop petite, et qui manque de tabouret. On accuse votre malchance journalière.
Sur le retour, vous vous retenez d'étrangler une gamine capricieuse hurlante et sa mère incapable.
Demain est un autre jour.
Vous avez mal dormi. Votre rituel matinal n'a pas changé, mais il semble avancer au ralentit. Vous commencez votre jeudi par trois heures de sciences pendant lesquelles vous constatez à quel point vos capacités intellectuelles sont limitées. Le repas du midi est agréable, le cours de copie aussi. C'est anormale, donc vous prévoyez une catastrophe.

Cours suivant. Arrive la catastrophe tant attendue. Une taule monumentale en dissertation, accompagnée par le piquant des tensions environnantes. Tout le monde vous énerve, les réflexions et les engueulades aussi. Le soir chez vous, vous dinez seul, et vous craquer, sans vraiment savoir pourquoi.
Le lendemain vous avez les paupières gonflées, vous aimeriez que le moral remplace votre tein de cadavre. Vous faites le vide, vous n'arrivez pas à vous concentrer, vous êtes de mauvais poil. Vous stressez en vue de l'examen du lendemain. Mais plutôt que d'aller réviser, vous passez chez votre tatoueur qui vous fait votre retouche. Et vous angoissez parce-que vous pourriez être en train de plancher.
Vous dormez plus mal que jamais. Il parait que la pleine lune en est la première cause. Vous regardez l'heure toutes les heures. Vous êtes réveillé en sursaut après avoir rêvé qu'on vous empêchait de dormir. Vous vous cognez la tête à un angle.
Vous partez trop tôt, le froid est mordant, les gens vous exaspèrent. Arrivée sur les lieux de l'examen. Vous sortez une série de conneries nerveuses qui vous détendent. Vous avez une pierre dans l'estomac. Puis, problème technique grâce à votre incapable d'examinateur. L'examen prend une heure de retard. La pierre dans votre estomac est à présent une montagne.
L'épreuve finie, vous avez des problèmes avec les transports en commun. Vous riez nerveusement.
Au point ou j'en suis...
Fin de la malchance estimée à aujourd'hui, samedi 13 décembre, à 13heures. Rien de tel qu'un bon repas en bonne compagnie. Vin chaud, perruques et cadeaux de noël!

Je pense que cette nuit, je vais bien dormir.
art[26]. end.
09 décembre 2008
[25] Le vent l'emportera.
Le vent nous portera. Noir Désir.
Je n'ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien là
Le vent nous portera
Ton message à la Grande Ourse
Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours
Même s'il ne sert à rien va
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
La caresse et la mitraille
Et cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain
Le vent les portera
Génetique en bandouillère
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant dis ?
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
Ce parfum de nos années mortes
Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins
On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient?
Le vent l'emportera
Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera
Oui, je sais qu'elle date cette chanson. La dernière fois que je l'avais entendue, c'était cet été, à la radio au lido Pennino. La seule chanson française que j'y ai entendu, le seul groupe français que j'aime... Enfin je crois.
Et ce soir, ce fut "Un jour en France" et "l'Homme Pressé" dans le train, à me retenir de chanter... Puis "Tostaky" à fond sur le chemin entre la gare de l'appart' pendant laquelle je me sentais invincible. J'avais envie de hurler à tous les passants "Soyons désinvooooooltes! N'ayons l'aiiir de riiiieeen!".. Et enfin je me suis calmée en me passant "Le vent nous portera" en boucle. Légumisation. Je n'arrive pas à en retenir les paroles!
Après ma période noir désir, j'ai passé une heure sur musiquedepub.tv, à chercher de l'électro à mettre sur mon ipod. Puis j'ai écouté du Debussy et du Beethoven.
Quel genre de musique j'écoute?
Vendredi 28, soirée avec mon frère et sa fiancée. Je choppe une crève monstrueuse que j'anesthésie le lendemain à coups de zubrowka à une superbe soirée d'anniversaire.
Le dimanche 30 j'ai été au théâtre voir Yalta 1916, accompagnée de Mel.
Merci les affreux pour ces invitations, l'endroit était magnifique (paumé, mais magnifique), la pièce très sympa... Mais à plusieurs reprises nous avons maudit le petit (et très bon) acteur qui ne cessait de parler de bouffe... Je regrette juste d'avoir passé mon temps en apnée.
Lundi soir après les cours, j'emmène Mel au théâtre des Champs Elysées pour les 20ans du CRIPS, la 20e journée mondiale de lutte contre le SIDA. Un endroit magnifique, une loge rien que pour nous; baryton, ténor, violoncelle, orchestre et des pianistes de folie... musique française et champagne à l'entracte!
Ce qui nous marquera le plus, un piano quatre mains de Claude Debussy, une première publique française... introuvable!

Puis il me faudra encore trois jours pour tuer cette crève à coups de rhinofébral. Et maintenant que je suis en forme, qu'ai-je fait de mon week-end?!
La réponse est aussi évidente qu'elle m'est énervante: RIEN!
J'ai regardé Titanic. Je voulais me rappeler pourquoi, quand j'étais petite, je rigolais lorsque jack meurt. Pourquoi Rose se sent-elle obligée de dire "Jack!" dans chacune des phrases qui s'adresse à lui?
Pendant leur dernière conversation, j'ai ajouté un petit "mais putain, achève le..." juste avant de regarder le temps qu'il me restait à me balancer sur ma chaise. C'est donc officiel, je n'aime pas ce film, presque autant que la chanson de Céline Dion dont l'air passe en boucle derrière...
Pour rattraper le coup, j'ai regardé l'Auberge Espagnole, Catch me if you can, et The Duchess. Je n'ai toujours pas vu le dernier Clint Eastwood, ce qui me fait regretter davantage d'avoir perdu mon temps devant Titanic.
On pourrait presque croire que je suis cultivée !
Maintenant me voilà dans ma chambre, je suis mal installée sur mon siège de bureau. Demain mercredi, alors que je devais pouvoir faire une grâce mat’, je vais devoir me réveiller, et aller à jeun me faire pomper le sang par ces vampires de laborantins …
Je crois bien que pas un jour ne passe sans que je pense à la Sicile. Mon tatouage lui, n’est toujours pas retouché, j’aurais aimé qu’il soit nickel pour mon arrivée là-bas. Mais c’est comme tout, je n’y pense que lorsque c’est vraiment pas le moment. Comme ce matin a 6h30 en sortant de la douche, ou maintenant avant d’aller me coucher… Quelle cruche.
D’ailleurs, après ce roman sans intérêt, je vais aller retirer mes lentilles, prendre ma pilule, défaire le lit que j’avais fait avec soin dans mon rituel quotidien, et me glisser dans mes draps qui sentent bon la lessive !
Buona notte!
art[25]. end.