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31 août 2009

[32] Veritas Odium Parit.

VERITAS ODIUM PARIT, OBSEQUIUM AMICOS

La franchise fait des ennemis, la flatterie des amis.


Voilà un récit bien différent de celui que j'écrivis il y a un an de cela à mon retour de Sicile. J'y suis encore pour une semaine, mais il y a quelques temps que j'emmagasine de quoi écrire ici, mon défouloir online.


quidam masculin

  1. (Histoire) S’employait dans les monitoires, procès-verbaux, informations, etc. , pour désigner les personnes dont on ignorait ou dont on n'exprimait pas le nom.
  2. (Par extension) Personne dont l'identité n’est pas précisée, dans une conversation, un écrit.
  3. (Péjoratif) Individu.


La franchise doit avoir des limites, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Cependant je préfère entendre plusieurs vérités lourdes qu'une seule petite flatterie. La flatterie sonne faux. La flatterie pue. La flatterie camoufle des vérités qu'on aimerait mieux connaître. Vérités que j'aurais aimé mieux connaître, je serais probablement tombée de moins haut.

Quidam s'est révélé bien différent de celui qu'il prétendait être. Lui qui prônait la franchise comme une de ses qualités premières l'a confondue avec de la méchanceté gratuite.
Et l'acharnement qu'il mit à répéter, remanier, accentuer cette méchanceté, a creusé en moi une fosse bien profonde.
Je suis cynique, sarcastique, mais je l’ai toujours été. Moi qui suis souvent sur la défensive, je le serais encore plus à l'avenir, par simple sécurité.

J’ai reconnu et lui ai avoué mes fautes, et lui n’a rien à se reprocher. Personne n’est parfait, sauf Quidam. J’en déduis que tout est ma faute, donc.
Je n’ai même pas pu être franche, même pas pu sortir ces vérités qui me démangent, car sa méchanceté me coupait le souffle. J’ai tenté d’arranger les choses, mais il refusait d’entendre la moindre parole, refusait même de saluer. Même pas un "bonjour", par politesse.

Celui qui prône la franchise ne devrait-il pas écouter celui qui a des reproches à lui faire ?

Puis l’humiliation. La goutte d’eau fit déborder le vase. Je craque. Cette gifle n’était rien en proportion  de ces jours complets de paroles odieuses. Et malgré ça, il n’a pas compris, même pas essayé de comprendre. Il n’a rien à se reprocher, j’ai donc fais cela sans raison. La folie, probablement.

« Notre amitié est terminée », me dit-il.
Drôle d’idée de l’amitié. Je pense que j’étais la seule des deux à me prendre la tête, à me torturer l’esprit, à chercher des solutions, à faire des efforts, à prendre sur moi. J’ai pleuré presque tous les soirs, si ça n’était pas dans la journée.

Pourquoi ? Je pensais qu’il en valait la peine…
Il m’a fallu du temps pour accepter que cette amitié avait pris fin. Idée qui s’oppose complètement à la définition que je me fais de l’amitié. Il n’y a jamais eu d’amitié si elle doit finir un jour.
Il ne m’a pas parlé comme on parle à un ami, ne s’est pas comporté comme un ami, et n’a pas une seconde tenté d’arranger les choses.

Pour résumer: Toute amitié mérite qu’on se batte pour elle. J’ai gâché mes vacances pour quelqu’un qui n’en valait pas la peine ?

Je me suis rappelée la première impression que j’en ai eu. « La première impression est toujours la meilleure ». J’aurais donc dû m’y fier.

Amusant. Ironie peut-être. La citation en latin du début, c’est grâce à lui qui je la connais, et je l’aime bien.
Je ne me fais pas d’amis grâce à la flatterie, je la hais. Ne vas pas croire que c’est de la franchise qui a fait de nous des « ennemis ».

J’écris, puisque je n’ai pas pu parler. J’ai rencontré beaucoup de gens formidables grâce à toi, et pour ça, je te remercie sincèrement.
Une chose est certaine, je suis heureuse d’avoir passé cette dure période dans mon pays d’adoption. J’ai pleuré au paradis, ça aurait pu être bien pire. Dans une semaine je quitte le paradis, et je pleurerai. Triste et heureuse à la fois. 

J’ignore s’il lira ça un jour. Après tout, je m’en fou.

À très bientôt.
art[32]. end.

Posté par Gloom07 à 14:04 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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