28 juin 2009
[30] Le calme avant la tempête?
Aujourd'hui, dimanche 28 juin, j'ai fais mon premier bain de piscine alors que je suis arrivée lundi. Étonnant? Non, la météo n'a pas été en ma faveur, et mon moral lui, était particulièrement étrange.
Pour la première fois, quitter la France pour rejoindre ma Sicile m'a fait un peu mal au cœur. Plus je passe du temps dans ce paradis, plus j'en parle, plus j'aimerais partager mes petits plaisirs siciliens avec ceux que j'ai laissés en région parisienne.
Moi qui suis de nature plutôt solitaire, je n'ai retrouvée m'a bien aimée solitude que tout à l'heure, dans l'eau. Jusque là je me sentais seule, terriblement seule, et pas comme il me plait de l'être. Je dois préférer être n'importe ou bien entourée, que seule au paradis?
J'ai enfin savouré ma solitude donc, à écouter le silence, à sauver les insectes de la noyade puis à me laisser flotter à la surface de l'eau. Puis "rechute", j'ai imaginé cette eau plus agitée, et les réflexions que certains m'auraient lancées s'ils avaient pu être là.
"Quelle vie ma Chatte... c'est bon ça!"
"Fouriane! J'ai bu la tasse!"
"Tu vois meuf, mon kiff là, ça serait que l'eau se transforme en champagne!"
"Ouh pinaise, il manque plus qu'une bière... j'arrive!"
"Je comprends pourquoi tu nous snobes chaque été, saaaalope..."
"Moooouuuaaiiiii! AH, AH!"
"Toute cette flotte... ça me rappelle une blague de merde! Comment ça 'non..'?"
Et j'en passe!
Comme diraient les ménagères qui se sont empréssées de déposer leurs enfants à l'école pour aller dévaliser les boutiques de leurs vêtements soldés tout en préparant interieurement le discours peu crédible qu'elles pondraient le soir à leurs maris érintés au retour du travail afin de justifier leurs dépenses inconsidérées et pourtant tellement "utiles"... (on inspire profondément et on se prépare à gindre avec une voix stridente à une autre ménagère faisant la queue à la caisse les bras pleins de sacs):
"Bah qu'est-ce-que vous voulez ma bonne dame: C'EST LA CRISE!".
Bref, il ne me reste plus qu'à gagner l'euromillion, et à inviter tous ceux que j'aimerais voir ici.
En espérant que ce stade d'ennuis de tout, précède le stade d'euphorie permanente que m'inspire mon pays généralement. Ce manque de Vous en revanche, je comptes bien le garder.
Mickael Jackson est mort. Je rêve d'un reflex numérique. Je n'ai pas bronzé, je n'ai pas maigri. Je porte un tee-shirt Absolut Vodka. J'ai 20 ans dans un mois et ça ne me fait strictement rien. J'ai envie de manger indien. Il y a de l'orage. J'ai un peu de sel sur la peau.
Ma muse m'a quitté brutalement.
Ciao tutti!
art[30]. end.
Commentaires
sans les personnes qui te manques, c'est pas le paradis. le lieu peut être paradisiaque. on va dire que t'es entre le ciel et la terre, et qu'on est 20 pieds sous terre (ou sannois^^)
Tu ressens exactement ce que je ressens depuis quelques temps déjà: bien heureuse dans un lieu idéal, mais seule trop souvent:
- l'envie de faire partager mais coincée par la distance.
- manque de ceux que j'aime
et, de façon contradictoire, satisfaite du bien-être que peut procurer la solitude. Sans elle comment arriverions nous à faire la part des choses?...
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=380917&pid=14234467
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :